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22 mai 2013 06h00 HE

Selon le commentaire de BMO Banque privée Harris sur la situation des marchés pour le mois de mai, la santé de l'économie mondiale favorise la croissance au Canada

- Cependant, l'économie canadienne restera sans doute à la traîne par rapport à celle des Etats-Unis au cours de la prochaine année.

- Le prix de l'or chute, mais il demeure surévalué.

- Les marchés boursiers américains poursuivent leur hausse.

- Le rendement des obligations est déterminé plus par la durée du terme que par le type de crédit.

MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwired - 22 mai 2013) - Malgré les récentes fluctuations du prix de l'or, la santé de l'économie mondiale est relativement bonne, ce qui est de bon augure pour le Canada, selon le commentaire de BMO Banque privée Harris sur la situation des marchés pour le mois de mai.

« Depuis les deux ou trois dernières années, les produits de base ont généralement eu tendance à performer comme un groupe homogène, a déclaré Daniel Thériault, chef, Stratégies de placement, BMO Banque privée Harris. Les sous-secteurs - métaux précieux, métaux de base, agriculture et énergie - sont maintenant en voie de découplage, ce qui pourrait avoir des incidences positives sur les perspectives économiques du Canada. »

Voici quelques points saillants du rapport :

Le prix de l'or fluctue mais demeure élevé

Le prix de l'or constitue l'un des indicateurs de la santé de l'économie mondiale. Lorsqu'il est élevé, cela signifie habituellement que les investisseurs prévoient de l'inflation et devraient chercher à mettre leurs actifs en sécurité. Selon le rapport :

  • La récente baisse du prix de l'or s'inscrit dans l'affaiblissement général des prix des produits de base depuis le début de 2013.
  • Les analystes ont attribué la chute du prix de l'or à l'actuelle crise de la dette dans la zone euro ainsi qu'au projet de Chypre de vendre ses réserves d'or. Cependant, les réserves de Chypre sont sans doute insuffisantes pour avoir des répercussions importantes.
  • À son prix actuel, l'or est surévalué, mais le prix semble en voie de revenir à des niveaux plus réalistes.

« Même si le dollar américain a pris la place de l'or comme principale monnaie de réserve pour les banques centrales du monde entier, l'or et le billet vert sont tous les deux importants pour les investisseurs comme réserves de valeur, a expliqué M. Thériault. Il convient cependant de faire une mise en garde : les investisseurs devraient éviter d'acheter de l'or au-dessus de son prix à long terme rajusté en fonction de l'inflation. »

La croissance américaine se poursuit

Les marchés boursiers aux États-Unis ont poursuivi leur hausse en avril, ajoutant aux gains impressionnants réalisés depuis le début de l'année. Le rapport indique cependant que les données économiques étaient moins encourageantes :

  • Aux États-Unis, les chiffres du marché de l'emploi étaient faibles en mars.
  • L'indice des entrées de commandes de l'Institute for Supply Management (ISM) n'a que peu progressé.
  • L'économie a faibli en raison des inquiétudes liées aux réductions de dépenses automatiques.
  • Cependant, les actions américaines ont progressé de 1,93 %, ce qui porte le rendement de l'indice S&P 500 depuis le début de l'année à 12,74 %.
  • Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans - un bon indicateur de l'ensemble du marché américain des obligations - a atteint un sommet de 2,04 % à la mi-mars et a terminé le mois à 1,85 %.

Performance terne du marché au Canada

« Au Canada, les marchés on perdu 2,07 %, ce qui a ramené le rendement global pour l'année à 1,2 %, a poursuivi M. Thériault. Cependant, cette contreperformance est en grande partie liée directement au secteur des matériaux. »

Selon le rapport, l'économie du Canada affichera probablement un retard d'environ un demi-point par rapport à celle de son voisin du sud au cours de l'année à venir. De plus, comme la Réserve fédérale américaine maintiendra les taux d'intérêt à de bas niveaux pendant le reste de l'année 2013, la Banque du Canada fera sans doute de même.

La performance des titres à revenu fixe

Au cours du mois d'avril, sur le marché des titres à revenu fixe :

  • Les rendements des obligations étaient déterminés plus par la durée des termes que par le type de crédit.
  • L'indice obligataire universel canadien DEX a progressé de 1,14 %, l'indice des obligations à court terme (1 à 5 ans) a affiché une hausse de 0,37 %, celui des obligations à moyen terme (5 à 10 ans) a rapporté 1,25 % tandis que celui des obligations à long terme (10 ans et plus) perdait 2,22 %.
  • La performance des obligations à rendement élevé est due principalement à deux facteurs : la politique monétaire et la santé sous-jacente du secteur des entreprises.

« Les investisseurs s'inquiètent encore au sujet des problèmes liés à la dette en Europe et à la faiblesse de la croissance économique aux États-Unis, a ajouté M. Thériault. La crainte de la déflation réapparaît et cela continuera à influer sur le marché des obligations. »

Pour consulter la version complète du rapport : http://www.bmo.com/banquepriveeharris/information/bph/medias/commentaire-sur-le-marche.

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