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Quebecor Media Inc.

15 avr. 2009 12h49 HE

Selon Quebecor Media, la CSN et le STIJM continuent à soutenir des allégations sans fondement

Auditions devant la Commission des relations du travail

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 15 avril 2009) - A quelques heures du début des auditions concernant la plainte déposée par le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal devant la Commission des relations du travail (CRT), Quebecor Media déplore que la CSN et le STIJM persistent à soutenir certaines allégations sans fondement au sujet de la situation qui prévaut au Journal de Montréal.

Ainsi, la prétention de la partie syndicale voulant que Quebecor Media ait doublé le nombre de cadres à l'emploi du Journal de Montréal "dans les mois qui ont précédé le conflit" est non seulement outrancière, mais carrément mensongère. Dans les faits, le nombre de cadres du Journal est passé de 64 en octobre 2006 à 68 en octobre 2008.

Par ailleurs, le rapprochement implicite que fait le syndicat entre la création de l'Agence QMI et le conflit au Journal est insidieux et témoigne d'un déni systématique des changements profonds qui touchent l'industrie des médias, changements qui font désormais du partage de contenus un des moyens les plus efficaces pour assurer la pérennité des salles de rédaction. Ce projet pancanadien majeur pour l'entreprise s'inscrit dans le cadre d'une série d'initiatives, lancée il y a plus de deux ans, visant l'optimisation des opérations et le renouvellement nécessaire du modèle d'affaires de Sun Media, le plus important éditeur de journaux au pays.

En effet, en mettant des contenus d'information nationale et régionale à la disposition de l'ensemble de leurs médias, les groupes de presse sont en mesure d'affecter plus de ressources à des dossiers exclusifs, à des enquêtes et à de l'information locale, le tout lui permettant ainsi de se différencier de ses concurrents. Or, à titre de plus important éditeur de journaux au Canada, Sun Media, dispose d'un réseau qui permet un tel partage. En optant pour cette approche, plutôt qu'à une agence externe dont les coûts se chiffrent en millions de dollars annuellement, Quebecor Media a choisi un mode de travail qui a déjà retenu la faveur d'autres groupes de presse, dont Gannett aux Etats-Unis, éditeur du USA Today, CanWest Global, éditeur de The Gazette et du National Post. Par ailleurs, cette avenue s'apparente également à celle empruntée par un autre grand groupe de presse québécois dont les quotidiens partagent des articles régulièrement.

Les prétentions du STIJM à l'effet que l'agence QMI soit une création récente de Quebecor Media pour pallier aux effectifs en conflit sont d'ailleurs contradictoires aux allégations passées du syndicat concernant l'utilisation faite par le Journal de Montréal de textes provenant des autres quotidiens du groupe.

Enfin, la CSN et le STIJM errent en prétendant, encore une fois, que la contre-proposition déposée le 22 janvier dernier par le syndicat était de nature à apporter une solution à la négociation. Non seulement cette proposition était-elle identique à celle que le STIJM avait présentée quelques jours auparavant, le 16 janvier, mais elle ne contenait aucune avancée qui soit de nature à faire évoluer les discussions. Qui plus est, cette proposition reniait la signature du président et de l'ensemble du comité de négociation du STIJM apposée sur l'entente de principe intervenue le 30 décembre 2008, dans laquelle le STIJM reconnaissait certains grands principes, dont ceux de la réduction de son effectif et de l'augmentation des heures travaillées sans compensation additionnelle.

Au vu de la communication émise hier par les deux organisations syndicales, Quebecor Media se désole que la lecture que font la CSN et le STIJM de la situation ne semble pas avoir évolué depuis janvier et cela, malgré l'accumulation, au cours des derniers mois, des preuves de la crise profonde qui frappe l'industrie de la presse écrite au Canada, en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.

Dans ce contexte, Quebecor Media s'interroge sur la capacité du STIJM de faire véritablement avancer une éventuelle nouvelle ronde de pourparlers devant mener au renouvellement de la convention collective de ses membres quand, à titre d'exemple, ses dirigeants considèrent qu'il serait normal d'étirer sur plus de 10 ans la fermeture d'un service comme celui des annonces classées, dont la raison d'être est sérieusement mise à mal par l'émergence des médias numériques.

En outre, la façon dont la CSN dénature le débat actuel entourant la situation au Journal de Montréal désole la direction de Quebecor Media. Une telle appréciation de la réalité industrielle dans laquelle évolue la presse écrite depuis quelques années est complètement navrante. La centrale syndicale se campe dans un modèle de relations de travail du passé qui ne vise en rien à assurer la pérennité du quotidien mais plutôt à mener des combats d'arrière-garde visant à protéger des acquis qui n'ont plus lieu d'être. En usant de tactiques syndicales d'une autre époque, la CSN tente de faire diversion à une conjoncture qui nécessite un esprit de coopération urgent avec l'employeur.

Quebecor Media inc. est une filiale de Quebecor inc. (TSX:QBR.A) (TSX:QBR.B), société de communication qui exerce ses activités en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Quebecor Media possède plusieurs sociétés actives dans divers domaines liés aux médias. Elle est, grâce à sa filiale Vidéotron ltée, le premier câblodistributeur du Québec et un important fournisseur d'accès Internet, de services de téléphonie et de télécommunications d'affaires. Par l'intermédiaire de Corporation Sun Media, Quebecor Media est le plus grand éditeur de journaux du Canada. Dans le domaine de la télédiffusion, Quebecor Media exploite, par l'entremise de Groupe TVA inc., le premier réseau de télévision francophone généraliste du Québec, diverses chaînes spécialisées et la chaîne généraliste de langue anglaise, Sun TV. En outre, Quebecor Media exploite Canoe inc. et son réseau de propriétés Internet au Canada en langues française et anglaise. Une autre filiale de Quebecor Media, Nurun inc., est une importante agence de technologies et de communications interactives au Canada, aux Etats Unis, en Europe et en Asie. Quebecor Media est active dans l'édition de magazines (TVA Publications inc.), dans l'édition et la distribution de livres (Groupe Livre Quebecor Media inc.), dans la production, la distribution et la vente au détail de produits culturels (Groupe Archambault inc., TVA Films), dans la location et la vente au détail de DVD et de jeux vidéos (Le SuperClub Vidéotron ltée), et dans l'édition d'annuaires imprimés et en ligne par l'intermédiaire de Quebecor MediaPages.

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