Fondation canadienne pour l'innovation

Fondation canadienne pour l'innovation

05 nov. 2013 10h02 HE

Selon un neuroscientifique du campus d'Okanagan de la UBC, le cerveau des jeunes hockeyeurs peut montrer des signes de changement après une seule saison sur la glace

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 5 nov. 2013) - Beaucoup de joueurs de hockey des ligues mineure et junior sautent sur les patinoires cette saison, cherchant à imiter les exploits de leurs héros. S'ils parviennent à marquer des buts avec adresse, ils sont aussi parfois victimes de chutes sur la glace ou d'impacts contre la bande.

Selon Paul Van Donkelaar, neuroscientifique de la motricité et chercheur principal du Integrative Sports Concussion Research Group au University of British Columbia (UBC) Okanagan Campus financé par la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), ce sont précisément ces traumatismes légers qui peuvent causer des dommages au cerveau des jeunes hockeyeurs. « Jouer au hockey durant une saison suffit pour entraîner des changements dans le cerveau d'un jeune, précise-t-il. Des altérations neuropsychologiques de la fonction cérébrale sont observées après seulement cinq mois, ce qui a des conséquences néfastes chez ces jeunes sportifs. »

Le chercheur mentionne que les commotions sont une « attaque neuropathologique au cerveau » qui survient à la suite d'un choc direct à la tête ou d'un coup à une autre partie du corps qui se répercute ensuite dans le cerveau. « Après une commotion, les capacités fonctionnelles des tissus cérébraux sont endommagées ou affectées. L'apparition de symptômes tels que les maux de tête, les étourdissements et la nausée indiquent que les neurones atteints sont incapables de fonctionner normalement. »

Dans son laboratoire de recherche, M. Van Donkelaar utilise des outils pour visualiser notamment le débit sanguin dans le cerveau de hockeyeurs, du début à la fin de leur adolescence, après qu'ils aient subi une commotion. Les données recueillies au terme de la batterie de tests permettent de déterminer les effets d'une commotion sur la matière cérébrale, les habiletés motrices et le comportement.

D'après lui, les tests administrés en clinique et sur place sont généralement « expéditifs et sans merci ». Ces techniques diagnostiques consistent généralement en des questionnaires qui mettent à l'épreuve la mémoire à court terme. Leurs résultats fournissent aux entraîneurs et aux médecins du sport une estimation approximative de la gravité d'un choc. Plus un joueur est confus ou lent à réagir, plus grands sont les risques que le cerveau du joueur ait été atteint. Dans la plupart des cas, ajoute-t-il, beaucoup d'athlètes sont autorisés à retourner à l'aréna ou au terrain de football ou de soccer après seulement quelques minutes, heures ou jours.

Or, selon les conclusions d'une de ses plus récentes études, les habiletés neurologiques et les capacités motrices resteraient compromises jusqu'à deux mois après une bagarre sur la glace. Dans son test, qui s'apparente à des jeux vidéo comme Space Invaders, les participants doivent tirer sur une cible apparaissant dans différents coins d'un écran d'ordinateur au moyen de boutons alignés sur le haut et le bas de l'écran. Il s'agit d'évaluer dans quelle mesure ils parviennent à tirer des cibles à des niveaux avancés quand les commandes du levier sont inversées - un mouvement vers le haut tire vers le bas et vice versa. Le temps de réponse d'un participant permet à M. Van Donkelaar de déterminer avec plus de précision la durée de la commotion.

Le chercheur souhaite travailler avec des partenaires de l'industrie pour améliorer ses tests afin de les utiliser sur place, peut-être en mettant au point une application pour tablette en vue de diagnostiquer rapidement la gravité d'une commotion chez un jeune joueur.

En attendant, il soutient que les parents et les entraîneurs sont aujourd'hui beaucoup plus conscients des risques de commotions cérébrales qu'avant et qu'ils prennent souvent les mesures appropriées pour protéger leurs jeunes. Nombre d'entre eux, poursuit-il, ont toutefois du mal à s'y retrouver dans l'abondance d'information publiée aussi bien dans la littérature scientifique que dans les médias grand public au cours des dernières années. Il recommande d'utiliser des ressources en ligne comme Pensez d'Abord qui filtrent l'information afin de fournir aux parents, entraîneurs et professionnels de la santé ce qu'ils doivent vraiment savoir sur les commotions cérébrales. Cependant, il conseille aussi à ceux qui inscrivent leurs enfants au hockey de faire confiance à leur instinct. « Soyez vigilant et renseignez-vous le plus possible, dit M. Van Donkelaar. Si vous avez des doutes ou si votre enfant se blesse, retirez-le de l'activité et optez pour un autre sport. »

Fondation canadienne pour l'innovation

La Fondation canadienne pour l'innovation procure aux chercheurs les outils dont ils ont besoin pour voir grand et innover. Ses investissements dans des installations et de l'équipement de pointe permettent aux universités, aux collèges, aux hôpitaux de recherche et aux établissements de recherche à but non lucratif du Canada d'attirer et de retenir le meilleur talent au monde, de former la prochaine génération de chercheurs, d'appuyer l'innovation dans le secteur privé et de créer des emplois de grande qualité qui renforcent l'économie et qui améliorent la qualité de vie de tous les Canadiens. Pour en savoir plus, veuillez visiter http://www.innovation.ca/fr.

Renseignements

  • Yves Melanson
    Coordonnateur, Relations avec les médias
    Fondation canadienne pour l'innovation
    Bureau : 613-996-3160
    Cellulaire : 613-447-1723
    Yves.melanson@innovation.ca

    Michael Bhardwaj
    Spécialiste des relations avec les médias
    Fondation canadienne pour l'innovation
    Bureau : 613-943-5346
    Cellulaire : 613-222-1910
    Michael.bhardwaj@innovation.ca