SOS violence conjugale

SOS violence conjugale

03 nov. 2011 19h50 HE

SOS violence conjugale : Et pour le pire...

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 3 nov. 2011) - À SOS violence conjugale, nous sommes actuellement très préoccupées par l'annonce du mariage de Monsieur Jean-Guy Tremblay, un homme tristement célèbre pour sa violence envers les femmes. Il a posé plusieurs gestes criminels et a été condamné par la justice. Il est encore aujourd'hui sous surveillance de la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) et il est censé le demeurer jusqu'en 2016. Monsieur Tremblay requiert cet encadrement étroit et de longue durée car le CNLC le considère dangereux pour les membres de notre communauté, les femmes en particulier qu'il n'a pas le droit de rencontrer plus d'une fois sans l'accord de son agent de surveillance. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2011/11/20111103-051355.html

Pourtant, le système actuel ne semble pas capable d'arrêter la violence de cet homme et de nous protéger contre lui. Malgré l'encadrement prévu, Monsieur Tremblay aurait à nouveau commis des actes criminels requérant l'intervention de la police. Pourtant, il semble que ceci n'empêchera pas Monsieur Tremblay de se marier. Même si les spécialistes de la CNLC recommandent dans leur rapport de lui interdire les contacts avec cette femme, entre autres à cause de la violence qu'il a déjà exercé contre elle, il va pouvoir l'épouser parce qu'elle dit qu'elle n'a pas peur de lui et qu'elle est responsable de la violence qu'il a utilisée contre elle.

Cette dame a le droit d'aimer Monsieur Tremblay et même de le déresponsabiliser. Elle ne connait pas son dossier comme ses agents de libération le connaissent et il lui a probablement expliqué ses déboires avec la justice comme autant d'«erreurs judiciaires» dont il a été victime. Elle aura voulu l'aider et ce n'est pas un crime. Il n'appartient pas aux citoyens de décider du maintien ou du retrait des conditions de libération. Au contraire, les conditions de libérations sont imposées pour assurer la sécurité des citoyens.

À SOS violence conjugale, nous croyons au changement mais nous pensons cependant que ce n'est pas de cette façon qu'un homme comme Monsieur Tremblay pourra se remettre en question et mettre un terme à sa violence. Le système actuel démontre des incohérences et semble parfois éprouver des difficultés à encadrer les criminels, particulièrement ceux qui commettent des crimes reliés à la violence conjugale. Ce triste constat s'avère extrêmement insécurisant pour les victimes de violence conjugale, mais aussi pour toutes les personnes qui font confiance aux lois et à la justice pour les protéger.

SOS violence conjugale est la ligne centrale au Québec qui permet aux victimes de violence conjugale et à toutes les personnes aux prises avec cette difficile problématique de communiquer 24h sur 24, 7 jours sur 7, avec une intervenante qui saura les pister vers des solutions et les mettre en contact avec les ressources dont elles ont besoin. Plus d'un demi-million de personnes se sont adressées à nous depuis vingt ans. Si vous avez besoin de nous, nous sommes là pour vous.

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