Teamsters Canada

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08 déc. 2007 08h00 HE

Teamsters Canada : La cour d'appel rejette la requête de la direction du Journal de Montréal

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 8 déc. 2007) - La bataille juridique entre la direction et les pressiers du Journal de Montréal a franchi une nouvelle étape le 5 décembre dernier. En effet, la Cour d'appel du Québec a rejeté la requête de la direction du quotidien montréalais qui désirait faire invalider une clause de la convention collective qui la lie à ses pressiers. Ceux-ci sont représentés par la Section locale 41M du syndicat des Teamsters.

Cette clause stipule qu'une grève ou un lock-out doit avoir une durée maximale de 20 semaines. Elle fut négociée par les parties au cours des années 80. Le propriétaire du Journal de Montréal à l'époque, Pierre Péladeau, avait fait preuve de clairvoyance, voulant éviter à tout prix que son journal ferme ses portes à la suite d'un conflit de travail.

On se souviendra que le Journal de Montréal fut créé après une longue grève au journal Montréal-Matin en décembre 1978.

Historique du conflit

Les pressiers ont déclenché un arrêt de travail en octobre 2006 après d'infructueuses négociations avec l'employeur. La grève dura 20 semaines, comme le stipulait le contrat de travail.

Reniant l'entente signée entre les parties en 1983, la direction décida alors de décréter un lock-out qui s'avéra être illégal puisque la fameuse clause autorisait, rappelons-le, un maximum de 20 semaines de conflit de travail. Les pressiers devaient donc automatiquement retourner au travail et un arbitre devait se charger de dénouer l'impasse.

La direction de Quebecor décida alors de porter le litige devant la Cour d'appel dans l'espoir de faire invalider la fameuse clause. Cette tentative fut vaine.

"Il ne serait pas surprenant que la direction du Journal décide d'aller jusqu'à la Cour suprême du Canada", prévient Michel Côté, président de la Section locale 41M.

Les négociations dans le but de renouveler la convention collective entre les pressiers et la direction sont toujours devant un arbitre plus d'un an après la fin du contrat de travail. Aucune entente n'est prévue à court terme.

Mentionnons en terminant que la direction de Quebecor est également en conflit de travail avec ses employés du Journal de Québec. Ceux-ci sont en lock-out depuis plus de 7 mois.

Renseignements

  • Teamsters Canada
    Stéphane Lacroix
    (514) 609-5101