TUAC Canada

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08 mars 2005 07h00 HE

TUAC Canada: Campagne antisyndicale de Wal-Mart en 1997 à Windsor laisse une trace écrite impliquant l'ancien premier ministre de l'Ontario


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: TUAC CANADA

LE 8 MARS 2005 - 07:00 ET

TUAC Canada: Campagne antisyndicale de Wal-Mart en
1997 à Windsor laisse une trace écrite impliquant
l'ancien premier ministre de l'Ontario

TORONTO, ONTARIO--(CCNMatthews - 8 mars 2005) -

Les sales tours continuent à la veille du nouveau vote à Windsor

Une plainte contre Wal-Mart Canada décrivant les tentatives de Wal-Mart
d'écraser le syndicat à un magasin Wal-Mart de Windsor il y a dix ans a
été déposée auprès de la Commission des relations du travail de
l'Ontario. La plainte expose une trace écrite d'information remontant
jusqu'au bureau du premier ministre ontarien de l'époque, Mike Harris.
La plainte mentionne également en détail les récentes démarches de
Wal-Mart visant à contrecarrer une campagne de syndicalisation
fructueuse qui a mené à un vote de représentation tenu au même magasin
de Windsor aujourd'hui.

Ces accusations de pratiques déloyales de travail ont été déposées lundi
par les TUAC Canada (Travailleurs et travailleuses unis de
l'alimentation et du commerce Canada). Selon le directeur national des
TUAC Canada, Michael J. Fraser, "Wal-Mart jouait de sales tours à
Windsor il y a dix ans et agit hypocritement à nouveau."

En 1997, la CRTO a accrédité une unité de négociation au magasin
Wal-Mart sur la rue Tecumseh East à Windsor, en Ontario, après que la
commission a déterminé que Wal-Mart avait intimidé des travailleurs lors
d'une campagne de syndicalisation au magasin.

Tôt après, le gouvernement conservateur de Mike Harris a changé la Loi
ontarienne sur les relations du travail et a enlevé à la CRTO son
pouvoir d'accréditer automatiquement un syndicat lorsqu'un employeur se
livre à l'intimidation. Une pétition antisyndicale a éventuellement
résulté en un retrait d'accréditation au magasin de Windsor.

"La plainte", explique Fraser, "comprend des preuves de la part
d'employés de Wal-Mart qui ont opéré le mouvement antisyndical à
l'époque, notamment qu'ils ont bénéficié d'équipement, de comptes
d'achat à crédit et d'argent pour soutenir leur campagne. Ils ont aussi
reçu des billets d'avion, de l'hébergement et 500 $ chacun pour
remboursement de repas de moins de 100 $, le tout défrayé par le bureau
du premier ministre en retour de leur présence avec Mike Harris le jour
où il annonçait ses changements à la loi sur les relations de travail."

"Certains de ces employés travaillent toujours au magasin", continue
Fraser, "et ils ont témoigné à l'effet que l'intervenant secret entre
eux et Wal-Mart il y a dix ans a ressurgi dernièrement et est
responsable d'une nouvelle campagne en vue d'assurer l'échec du vote
d'aujourd'hui au magasin de Windsor."

"Nous espérons que les tactiques de Wal-Mart n'influenceront pas le
vote", de dire Fraser, "de même que leur annonce récente de fermer le
magasin de Jonquière juste après que les employés y ont accueilli le
syndicat. Nous avons inclus cette mesure dans notre plainte de pratique
déloyales de travail car les actions de Wal-Mart à Jonquière avaient
pour but de faire peur aux employés de Wal-Mart partout ailleurs en leur
montrant ce qui peut arriver s'ils votent en faveur d'un syndicat."

Le vote au magasin de Windsor a lieu aujourd'hui sous la surveillance de
la CRTO, et se poursuivra jusqu'à 21 h 30 ce soir.

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