Congrès du travail du Canada

Congrès du travail du Canada

23 févr. 2005 17h49 HE

Un budget pour les riches, pas pour les familles travailleuses

Attention: Rédacteur financier , Rédacteur municipal, Rédacteur des médias, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales OTTAWA--(CCNMatthews - 23 fév. 2005) - Le Congrès du travail du Canada attendait bien davantage du budget fédéral annoncé aujourd'hui.

« Depuis plus de 20 ans, les budgets se succèdent comme autant de coups de pelle derrière la tête des travailleuses et travailleurs. Et voilà ce gouvernement, assis sur le plus gros surplus budgétaire jamais réalisé, qui nous sert gentiment deux ou trois cuillères de sirop pour la toux! », déplore le président du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti.

Ce budget devait marquer un virage après des années de compressions et de sacrifices. Le prix de l'élimination du déficit et des excédents records que l'on voit aujourd'hui a été assumé par la majorité des familles travailleuses. Nous avons encaissé les compressions de programmes, l'accroissement de l'insécurité, de la pauvreté et de l'inégalité, la privatisation de services sociaux pourtant essentiels. D'où l'appel pressant à un important réinvestissement social lancé par tant de citoyens, de travailleuses et travailleurs et les syndicats qui les représentent. Les vraies priorités ce sont les services de garde et d'éducation à la petite enfance, une réforme de l'assurance-emploi, la formation professionnelle, la création d'emplois, l'infrastructure environnementale, ainsi que la santé et le développement international.

Nous souhaitions également un budget laissant augurer un projet de relance de notre capacité de production, assorti de mesures pour consolider et créer de bons emplois au sein d'une économie actuellement aux prises avec de graves défis d'adaptation.

« L'essentiel du budget est fait de demi-mesures à courte échéance qui ratent la cible pour une majorité de Canadiennes et de Canadiens. Ce gouvernement ne cherche qu'à gagner du temps avec notre argent, tout en ajoutant aux risques à plus longue échéance de ne rien faire - rien pour la protection du revenu véritable ou l'assurance-retraite, rien sur une foule de questions d'importance pour la population active », ajoute M. Georgetti.

• Taxes et impôts - Ce budget récompense la richesse, non le travail. Les familles travailleuses obtiendront l'année prochaine seize dollars, tandis que la grande entreprise récolte des millions en baisses d'impôts. Pendant ce temps, les profits d'entreprises atteignent des sommets inégalés.

• Services de garde - L'investissement de base est correct, mais aucun plan précis n'est encore mis de l'avant. Aucune reddition des comptes n'est prévue pour garantir le type de programme de garderies dont les parents ont besoin. Aucune règle n'empêche que le financement public destiné aux enfants ne soit accaparé par le profit privé.

• Assurance-emploi - Le gouvernement ne saisit toujours pas les problèmes auxquels se butent celles et ceux qui paient les primes - notamment les femmes et les nouveaux arrivants -, quand vient le temps d'avoir accès aux prestations.

• Formation - De bonnes initiatives en matière de compétences de travail et d'accueil des immigrants, sauf que l'on ne parviendra pas à hausser la productivité tant que le gouvernement se déchargera de la responsabilité et du coût de la formation sur le dos des travailleuses et travailleurs.

• Soins de santé - Nous avons aujourd'hui entendu l'écho d'annonces faites par le passé, mais aucune obligation de rendre des comptes, ni de justification du fait que 6 % à 8 % des budgets pourraient aller à des entreprises cherchant à réaliser un profit avec les besoins de la population en matière de santé.

• Faillites - Rien ne vient dissiper les inquiétudes des travailleuses et travailleurs de voir leur régime de pension s'évanouir à leur retraite.

« Au lieu de servir l'intérêt à long terme des citoyens travailleurs de ce pays, le budget nous livre une insignifiante baisse d'impôt qui n'équivaut même pas à deux billets de cinéma. Cette baisse d'impôt est bien piteuse en comparaison du nouveau cadeau fiscal que le même gouvernement a accordé à la tranche de 1 % des personnes les plus riches ainsi qu'à la grande entreprise, sans aucune garantie d'investissements créateurs d'emplois. »

« Nous, qui travaillons, avons payé le prix du déficit et nous réclamons notre dû. Ce budget continue l'arnaque », conlut M. Georgetti.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 137 conseils du travail régionaux. Site Web : www.clc-ctc.ca /Renseignements: Jeff Atkinson, (613) 526-7425 ou (613) 863-1413/ IN: ÉCONOMIE, FINANCE, TRAVAIL, MÉDIA, POLITIQUE

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