Association médicale canadienne

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13 août 2008 11h00 HE

Un nouveau rapport de l'AMC prévient qu'une mauvaise qualité de l'air tue les Canadiens

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 13 août 2008) - L'Association médicale canadienne a publié aujourd'hui de nouvelles données bouleversantes à l'effet que, cette année seulement, au moins 21 000 Canadiens décéderont des suites d'effets graves de la pollution atmosphérique. Bien que la plupart de ces décès résulteront d'une exposition chronique s'échelonnant sur plusieurs années, près de 3 000 décès résulteront d'une exposition grave à court terme.

Le rapport de l'AMC, intitulé L'air qu'on respire : Coût national des maladies attribuables à la pollution atmosphérique, montre les effets d'une mauvaise qualité de l'air en se basant sur la concentration de deux polluants hautement prévisibles (ozone et matières particulaires) sur quatre groupes distincts de Canadiens divisés par groupe d'âge.

"Avec le début des Jeux olympiques de Pékin, on a beaucoup parlé de la mauvaise qualité de l'air en Chine et de ses effets possibles sur nos athlètes", affirme le président de l'AMC, le Dr Brian Day. "Mais nous avons ici même un grave problème de pollution et les Canadiens, des plus jeunes aux plus vieux, en paient le prix."

Voici certains des résultats précis du rapport L'air qu'on respire : Coût national des maladies attribuables à la pollution atmosphérique :

- D'ici à 2031, presque 90 000 Canadiens seront décédés des suites d'effets à court terme graves de la pollution atmosphérique. Le nombre de décès causés par une exposition à long terme sera de plus de 700 000, soit la population de la ville de Québec.

- En 2008, 80 % des personnes décédées en raison de la pollution atmosphérique seront âgées de plus de 65 ans.

- En 2008, 25 Canadiens âgés de moins de 19 ans décéderont des suites de l'exposition à court terme à la pollution atmosphérique.

- Les résidents de l'Ontario et du Québec sont les Canadiens les plus durement touchés, puisque 70 % des décès prématurés se produisent dans la région du centre du Canada, alors que ces deux provinces ne comptent que 62 % de la population canadienne.

- En 2008, plus de 9 000 séjours à l'hôpital, 30 000 visites aux urgences et 620 000 visites chez le médecin seront attribuables à la pollution atmosphérique.

- Les coûts économiques de la pollution atmosphérique en 2008 s'élèveront à 8 milliards de dollars. D'ici à 2031, ces coûts auront grimpé à plus de 250 milliards de dollars.

"Ce rapport montre pour la première fois les conséquences tragiques de l'air toxique que nous respirons, que ce soit dans ma ville natale de Vancouver ou à l'autre bout du pays, à Saint-Jean (Terre-Neuve)", ajoute le Dr Day.

L'étude L'air qu'on respire : Coût national des maladies attribuables à la pollution atmosphérique s'est servie d'un modèle informatique conçu d'abord par l'Association médicale de l'Ontario et offre des données détaillées sur la santé et l'économie en lien avec les changements à la qualité de l'air. L'étude se sert des meilleures connaissances et données sur la qualité de l'air, la santé humaine et l'économie afin de produire des prévisions exactes d'effets sur la santé et de coûts prévus en rapport aux changements dans la qualité de l'air.

Vous pouvez vous procurer le rapport complet ainsi que les données et tableaux provinciaux à l'adresse suivante : www.cma.ca

Renseignements

  • Association médicale canadienne
    Lucie Boileau
    Gestionnaire, Relations avec les médias
    800-663-7336 ou au 613-731-8610, poste 1266
    www.cma.ca