DELOITTE & TOUCHE

DELOITTE & TOUCHE

28 févr. 2008 09h22 HE

Un rapport de Deloitte : La planification médiocre et la polarisation sur les coûts nuisent aux initiatives d'impartition

Les entreprises canadiennes accusent un retard sur leurs homologues étrangers pour tirer des avantages financiers et non financiers des projets d'impartition

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 28 fév. 2008) - La planification médiocre et la polarisation sur la réduction des coûts empêchent les entreprises canadiennes et d'autres entreprises ailleurs dans le monde de tirer pleinement parti de leurs activités d'impartition, selon un nouveau sondage publié par Deloitte. Le sondage mondial réalisé auprès de plus de 300 moyennes et grandes entreprises et fournisseurs de services d'impartition révèle que même si 70 % des dirigeants se disent satisfaits ou très satisfaits, ils n'ont pas encore pleinement réalisé tous les avantages. Par exemple, seul le tiers (34 %) des répondants ont tiré des avantages importants des idées novatrices de leurs fournisseurs de services d'impartition ou de la transformation de leur exploitation.

Intitulé "Pourquoi se contenter du minimum?", le sondage révèle aussi que les entreprises canadiennes accusent du retard sur leurs homologues, sachant moins bien tirer financièrement parti de leurs projets d'impartition. Alors que le rendement moyen du capital investi (RCI) dans les projets d'impartition dépasse légèrement 25 % à l'échelle mondiale, les répondants canadiens font état d'un RCI d'à peine 15 %. Par ailleurs, moins des deux tiers (60 %) des répondants canadiens se sont dits satisfaits ou extrêmement satisfaits de leurs services d'impartition, contre 70 % des entreprises étrangères sondées.

"Le sondage révèle qu'on peut davantage faire place à l'amélioration et que les entreprises doivent examiner et réviser à la hausse les cibles établies pour leurs projets d'impartition, explique Gordon Shields, associé de la pratique de consultation chez Deloitte. En fait, elles doivent aller au-delà des mesures d'économie à court terme, comme l'arbitrage patronal-syndical et les économies d'échelle. La force du dollar canadien, imposé par les problèmes économiques de notre voisin du Sud et l'érosion du bassin de main-d'oeuvre devrait inciter les entreprises canadiennes à améliorer ou optimiser à long terme leur mode de planification et de gestion des projets d'impartition, de façon à leur donner accès à l'expertise technologique et aux talents à l'échelle mondiale."

Les répondants ont cité la sous-estimation de la portée des projets d'impartition, l'incapacité des fournisseurs de services à contenir les coûts à l'interne et les coûts cachés liés aux heures supplémentaires et aux dépassements budgétaires comme étant les trois grands problèmes financiers qu'éprouvent actuellement les entreprises canadiennes à l'égard des projets d'impartition. Ils ont aussi mentionné la dotation et la qualité du soutien et de la prestation des services comme principaux problèmes non financiers.

Par comparaison, à raison de 3 contre 1, les fournisseurs de services d'impartition interrogés ont révélé que leurs entreprises clientes n'avaient pas de plans d'impartition précis, ne disposaient pas de données opérationnelles requises pour prendre des décisions éclairées et ne comprenaient pas vraiment de quelle façon fonctionnerait l'entreprise remaniée. De tels résultats contradictoires laissent entendre que les entreprises ne parviennent pas à définir les objectifs de leurs projets d'impartition au-delà des économies de coûts.

"Les entreprises devraient considérer l'impartition comme une décision d'affaires à long terme et non comme une simple initiative pour réduire les coûts; elles auraient intérêt à l'envisager comme un moyen de transformer fondamentalement leur exploitation et d'apporter d'importantes améliorations sur le plan de l'efficience, de la productivité et de la fiabilité", affirme Gordon Shields.

Bien que les entreprises doivent chacune définir la meilleure façon pour dégager un meilleur rendement sur l'impartition, elles devraient s'arrêter aux aspects ci-dessous d'un projet d'impartition pour établir, même au stade de la mi-projet, si elles doivent corriger leur trajectoire :

- Définir clairement la stratégie - Les entreprises doivent évaluer si elles externalisent les bonnes activités pour les bonnes raisons. En impartissant une activité boiteuse dans l'espoir de réduire les coûts au moyen d'économies d'échelle ou de l'arbitrage, elles refilent le problème à quelqu'un d'autre.

- Poser une infrastructure solide - Les entreprises doivent se demander si elles ont bien défini et quantifié les résultats attendus de l'impartition. L'élaboration d'une bonne analyse de rentabilisation et d'ententes de niveau de service (ENS) efficaces n'a rien d'un processus expéditif, même si c'est trop souvent le cas.

- Sélectionner les fournisseurs prend un tout autre sens - Les entreprises doivent choisir le bon fournisseur de services, soit celui qui est en mesure d'apporter des améliorations à long terme aux processus ainsi que des réductions de coûts. Quand l'impartition a des ratés, la plupart des entreprises examinent automatiquement le fournisseur de services; elles ne se rendent pas compte que la sélection d'un fournisseur uniquement en fonction du coût pourrait être la véritable cause de leurs problèmes.

- Conclure l'affaire - Les entreprises doivent se demander si leur processus de passation des marchés est réciproque et souple. La négociation du contrat constitue une étape décisive du processus d'impartition.

- A faire après la signature du contrat - Les entreprises peuvent être tentées de croire que la signature du contrat d'impartition est l'aboutissement du processus d'impartition. En réalité, le point culminant d'une initiative d'impartition fructueuse consiste à se concentrer sur les activités à long terme et sur la gestion efficace de la performance - plus particulièrement, insister pour que les fournisseurs de services cherchent activement à développer et à mettre en oeuvre des améliorations à long terme.

A propos du sondage

Le sondage a été réalisé auprès de plus de 300 cadres supérieurs d'entreprises nord-américaines et européennes, moyennes et grandes. Entre autres 25 répondants canadiens de grandes entreprises comptant plus de 1 000 employés. Le budget annuel consacré aux projets d'impartition dont il est question dans le sondage s'élevait au dessus de 50 millions de dollars américains pour les services de TI et à 30 millions de dollars américains pour les processus opérationnels. Cliquez ici pour consulter le rapport (disponible en anglais seulement)

A propos de Deloitte

Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 7 600 personnes réparties dans 56 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Le Cabinet est déterminé à aider ses clients et ses gens à exceller. Deloitte est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu.

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Renseignements

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    Fabrice De Dongo
    Relations nationales avec les médias
    (416) 874-3249
    Courriel: fdedongo@deloitte.ca