WWF-Canada

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19 janv. 2011 07h00 HE

Un rapport du WWF-Canada fait la démonstration aux investisseurs du coût élevé lié au carbone

TORONTO, ONTARIO--(Marketwire - 19 jan. 2011) - Aujourd'hui, le WWF-Canada a rendu public un rapport inédit selon lequel les changements climatiques représentent un nouveau risque pour les grands investisseurs. De plus, ce rapport présente un aperçu de l'évaluation des risques liés au carbone dans un portefeuille de placement. Intitulé Carbon Counts: Assessing the Carbon Exposure of Canadian Institutional Investment Portfolios, le rapport a été rédigé pour le compte du WWF-Canada par Mercer et Trucost dans l'optique de déterminer l'exposition au carbone de grands fonds communs de placement canadiens.

Les changements climatiques continuent d'avoir des répercussions sur les sociétés, les gouvernements et les entreprises à l'échelle planétaire, et de plus en plus d'investisseurs sont sensibilisés à la probabilité que les principaux problèmes que posent les changements climatiques provoquent une profonde transformation réglementaire et sociale. Le rapport présente une évaluation quantitative de l'impact du carbone dans les portefeuilles de grands investisseurs canadiens, laquelle est fondée sur une analyse des émissions de gaz à effet de serre et des risques connexes liés aux actions détenues dans ces portefeuilles institutionnels.

« C'est en comprenant et en gérant leur exposition au carbone que les investisseurs peuvent mieux protéger leurs placements tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques, affirme Josh Laughren, directeur du programme Climat et énergie du WWF-Canada. C'est un enjeu qui aura une incidence sur tous les portefeuilles de placement et il sera de plus en plus important d'en reconnaître les impacts potentiels. »

Selon l'étude, l'indice S&P/TSX est le troisième marché en importance pour ce qui est de l'empreinte carbone, mesurée en émissions de carbone par million de dollars américains de ventes. L'indice canadien n'est dépassé que par ceux de l'Inde et des marchés émergents. Ces conclusions sont conformes à ce à quoi on peut s'attendre d'une économie de ressources qui dépend fortement d'industries comme les secteurs pétrolier et gazier. Les fonds communs de placement canadiens ont investi 3,7 milliards de dollars américains dans vingt sociétés d'énergie qui exploitaient les sables bitumineux à forte intensité de carbone de l'Alberta en date de la fin de 2009.

Les 181 fonds analysés affichaient des empreintes carbone très variables, dépendant de décisions concernant à la fois le choix des titres et l'affectation sectorielle. Des fonds dont l'empreinte carbone est plus grande sont probablement davantage exposés à des risques d'investissement liés aux émissions de gaz à effet de serre, dont à des risques du point de vue de la réglementation, des risques de litiges, des risques du marché et des risques pour la réputation.

Le rapport formule des recommandations quant à des actions que les propriétaires de titres et les directeurs de placements peuvent prendre pour réduire l'exposition au carbone de leurs placements.

Selon Elisabeth Bourqui, chargée d'Investissement responsable Canada pour Mercer : « Les changements climatiques et l'évaluation de l'exposition au carbone deviennent des enjeux importants pour les grands investisseurs – en termes autant de risques potentiels que de possibilités à l'investissement. »

Mercer a mené son analyse à partir des données d'empreinte carbone fournies par Trucost Plc, un fournisseur de données environnementales. Ce rapport comprend aussi une évaluation du risque lié au carbone des fonds communs de quatre grands investisseurs canadiens, qui ont servi d'études de cas : le Fonds atmosphérique de Toronto (FAT), le Fonds communautaire d'Ottawa (FCO), une caisse de retraite publique et Bâtirente, une caisse de retraite syndicale.

L'empreinte carbone du FAT a été considérablement moins importante que l'empreinte carbone de référence pour le portefeuille analysé, principalement en raison d'une surpondération de secteurs à moins forte intensité de carbone.

Julia Langer, directrice générale du FAT, l'organisme mandaté par la Ville de Toronto pour trouver des solutions aux changements climatiques et à la pollution atmosphérique, précise que « notre stratégie de placement repose sur la croyance que le risque lié au carbone finira par nuire au rendement. Nous sommes des investisseurs prudents et notre objectif est de minimiser les émissions carboniques et de maximiser le rendement de nos placements. »

De même, l'empreinte carbone du FCO a été plus petite que l'empreinte carbone de référence en raison du choix des titres composant le portefeuille. Le FCO l'explique comme suit : « L'impact du choix des titres est intéressant. Alors que nous nous attendions à une empreinte plus grande que celle du portefeuille de référence, en raison du fait que notre portefeuille est surpondéré dans le secteur de l'énergie, elle a été réduite grâce au fait que les deux principales sociétés énergétiques dans lesquelles nous détenons des actions ont une empreinte carbone plus petite que l'empreinte de référence. Le contraire s'applique pour ce qui est de nos choix de matériaux : notre portefeuille est très sous-pondérée dans ce secteur, mais les sociétés dont nous détenons des actions affichent une empreinte très grande. » Le FCO ajoute ceci : « Cette information s'inscrit dans notre processus d'apprentissage, et nous avons l'intention de continuer de surveiller notre empreinte carbone. »

La caisse de retraite publique a aussi eu une empreinte carbone plus petite que l'empreinte de référence, mais son empreinte était égale à celle de la référence une fois l'effet de l'affectation sectorielle éliminé.

L'empreinte carbone de Bâtirente a été plus grande que l'empreinte carbone de référence en raison d'investissements dans des secteurs à forte intensité de carbone, ce qui démontre l'incidence du choix des titres sur l'empreinte carbone du portefeuille.

François Meloche, gestionnaire des risques extrafinanciers pour Bâtirente, affirme que le fonds « s'engagera dans une discussion avec le gestionnaire de portefeuille afin de décider si l'analyse de l'empreinte carbone devrait être mise à jour chaque année et combien cela coûterait, le cas échéant. »

D'affirmer Cary Krosinsky, premier vice-président de Trucost : « Les investisseurs peuvent aider à protéger la valeur des placements en demandant aux gestionnaires de fonds de quantifier et de gérer les risques liés au carbone découlant des avoirs en portefeuille. »

« Les changements climatiques sont en train de refaçonner le paysage de l'investissement. Notre espoir est que ce rapport puisse aider les grands investisseurs à réduire leur exposition au carbone, en amont de modifications inévitables aux règlements et à la demande des consommateurs », conclut Josh Laughren.

À propos du WWF-Canada

Le WWF-Canada (World Wildlife Fund Canada ou Fonds mondial pour la nature du Canada) est membre du WWF, l'un des plus grands organismes de conservation indépendants de la planète – à l'œuvre dans plus de 100 pays. Le WWF trouve des solutions aux problèmes de conservation les plus graves auxquels notre planète fait face, pour aider les gens et la nature à prospérer. Au Canada, nous trouvons des solutions aux enjeux de conservation qui importent pour les Canadiens et la planète. Le WWF-Canada travaille en collaboration avec des gouvernements, des entreprises et des membres du public pour lutter contre les changements climatiques – qui représentent la pire menace à l'environnement de notre planète –, conserver nos océans et ressources en eau douce ainsi que sensibiliser et mobiliser les gens à développer une culture de conservation. Le bureau national du WWF-Canada est sis à Toronto et l'organisation exploite des bureaux régionaux à Vancouver, Prince Rupert, St. Albert, Ottawa, Montréal, Halifax et St. John's. Pour plus de renseignements, visitez www.wwf.ca.

À propos de Mercer

Mercer est une entreprise chef de file dans les domaines de la consultation, de l'impartition et des investissements. Les conseillers de Mercer offrent à leurs clients des solutions pour résoudre leurs problèmes les plus complexes en matière d'avantages sociaux et de capital humain. En outre, ils conçoivent et gèrent des régimes de soins de santé et de retraite, ainsi que d'autres régimes d'avantages sociaux. La société est également un leader en matière de solutions d'impartition des avantages sociaux. Les services d'investissements de Mercer comprennent la consultation en gestion de placements ainsi qu'une approche multigestionnaire en matière de gestion de placements. Mercer compte quelque 20 000 employés dans plus de 40 pays. L'entreprise est une filiale en propriété exclusive de Marsh & McLennan Companies, Inc., dont l'action (symbole MMC) est cotée aux bourses de New York, de Chicago et de Londres. Pour plus de renseignements, visitez www.mercer.ca.

À propos de Trucost

Trucost a été fondée en 2000 pour aider des organisations, des investisseurs et des gouvernements à comprendre et à mesurer les impacts de leurs activités d'affaires sur l'environnement. Au cours des dix dernières années, Trucost a recueilli, analysé et validé des données environnementales provenant d'organisations des quatre coins de la planète. Il en résulte les données les plus exhaustive au monde sur les impacts environnementaux des entreprises – qu'il s'agisse de gaz à effet de serre (GES), d'eau, de déchets, de métaux ou de produits chimiques. insi, ses clients bénéficient des avantages suivants :

  • l'approche la plus efficace à la quantification des émissions de GES et des impacts plus généraux sur l'environnement d'organisations, de chaînes d'approvisionnement et de portefeuilles de placement;
  • une identification claire des secteurs d'intervention prioritaires pour atténuer les impacts sur l'environnement;
  • la validation de données de source, avec une attention particulière accordée aux lacunes relatives aux données ne faisant actuellement l'objet d'aucun suivi ou rapport;
  • la comparaison de leur performance environnementale avec celle d'autres gestionnaires, secteurs et portefeuilles de référence;
  • la capacité de développer des produits de placement à vocation environnementale.

Pour plus de renseignements, visitez www.trucost.com.

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