Deloitte

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28 févr. 2005 08h00 HE

Une étude de Deloitte démontre que les sociétés canadiennes se laissent distancer par le reste du monde dans la gestion d'un risque croissant


COMMUNIQUE TRANSMIS PAR CCNMatthews

POUR: DELOITTE

LE 28 FEVRIER 2005 - 08:00 ET

Une étude de Deloitte démontre que les sociétés
canadiennes se laissent distancer par le reste du
monde dans la gestion d'un risque croissant

MONTREAL, QUEBEC--(CCNMatthews - 28 fév. 2005) -

- Le Sondage mondial sur la gestion des risques de Deloitte mesure
l'état de la gestion des risques dans le secteur des services financiers
-

Alors que les institutions de services financiers du monde entier font
face à une exposition croissante au risque, une nouvelle étude conclut
que le Canada et les Etats-Unis accusent un certain retard par rapport
au reste du monde quant à leur capacité à faire face à des risques
croissants et qu'ils y sont moins bien préparés. Des facteurs comme les
fusions, les délocalisations, l'impartition, une gouvernance inadéquate
des risques et l'octroi de prêts plus qu'ambitieux contribuent à
l'augmentation des risques. Le Sondage mondial sur la gestion des
risques de Deloitte, publiée aujourd'hui, se fonde sur des entrevues
avec des cadres supérieurs des 162 plus importantes institutions
financières à l'échelle mondiale. L'étude se veut une référence générale
de l'état de la gestion des risques dans le secteur financier.

" Les institutions financières reconnaissent de plus en plus qu'une
forte gouvernance de la gestion des risques devrait faire partie de la
stratégie globale d'une entreprise ", a déclaré Umberto Delucilla,
associé chez Deloitte. " Les facteurs qui augmentent les risques dans
l'environnement actuel sont nombreux : accélération de la
mondialisation, augmentation des fusions et des activités de
restructuration, problèmes dans la gestion de la sécurité, problèmes
complexes de prêts et d'investissement, modifications des règlements
régissant l'industrie et examen du public plus rigoureux. Aujourd'hui
plus que jamais, les sociétés canadiennes doivent évaluer pleinement
leurs besoins de gestions des risques pour pouvoir mettre en place de
meilleures solutions afin d'atteindre leurs objectifs d'entreprise à
long terme. Un manquement à reconnaître et à gérer pleinement les
risques aura des conséquences sérieuses pour les sociétés canadiennes en
terme de réglementation et de rendement des affaires. L'incapacité à
faire face aux risques affectera finalement le bénéfice net d'une
institution. "

Selon l'étude, les sociétés de services financiers à l'échelle mondiale
reconnaissent clairement le besoin de gérer les risques de façon
efficace; cela est corroboré par l'importante augmentation des sociétés
qui ont établi le poste de chef de la gestion des risques, jusqu'à 81 %
en 2004 contre 65 % en 2002. Malgré la tendance mondiale, le Canada et
l'Amérique du Nord accusent un certain retard par rapport au reste du
monde puisque seulement 75 % des sociétés déclarent avoir un chef de la
gestion des risques.

Les résultats de l'étude indiquent que la gestion des risques est de
plus en plus reconnue par les cadres supérieurs comme une composante clé
de la stratégie globale de l'entreprise car 75 % des chefs de la gestion
des risques des sociétés de services financiers relèvent du chef de la
direction ou du conseil d'administration.

Sondage mondial 2004 sur la gestion des risques : principaux constats

- L'influence continue des autorités de réglementation sur les tendances
de la
gestion des risques

L'étude démontre qu'un milieu de réglementation plus strict (post-Enron)
a contribué de façon importante à mettre davantage l'accent sur la
gestion des risques. En 2004, la Banque des Règlements Internationaux a
établi un schéma révisé des besoins en nouveaux capitaux pour les
banques, réforme connue sous le nom de Bâle II. L'étude révèle qu'à
peine plus du tiers des institutions pensent satisfaire aux exigences de
cette réforme. Entre temps, la loi américaine Sarbanes-Oxley et des
réglementations similaires, comme le projet de loi 198 au Canada, ont
fait valoir l'importance de la gouvernance des sociétés, de la
supervision des conseils d'administration, des contrôles internes, et de
la divulgation de renseignements financiers - avec la menace de
poursuite au criminel pour non-conformité.

- La gestion des risques d'entreprise continue d'être un but
insaisissable

Bien que l'importance de maîtriser les risques soit de plus en plus mise
en évidence, l'étude démontre que la gestion des risques d'entreprise
est toujours un but globalement insaisissable pour plusieurs
institutions (dont celles du Canada). Moins d'un quart des participants
à l'étude se déclarent capables d'intégrer le risque aux principales
dimensions de types de risque, d'unité d'affaires ou de géographie. En
matière de gestion des risques d'entreprise, les sociétés se concentrent
sur la mesure des risques économiques, notamment le crédit, le marché,
l'exploitation et la liquidité. Ainsi, alors que 38 % des répondants
déclarent avoir intégré la structure organisationnelle nécessaire pour
faire face aux risques, seulement 15 à 16 % d'entre eux ont fait part
d'un progrès dans l'intégration de la méthodologie, des données et des
systèmes.

- La gestion des risques de crédit

Au-delà de l'évolution de la réglementation, les organismes investissent
pour améliorer l'infrastructure des risques de crédit à cause de la
croissance, de l'intégration des fusions et de la pression
concurrentielle. Dans le secteur de la gestion des risques de crédit,
les répondants ont fait part d'un progrès important depuis l'étude de
2002. L'influence des exigences de la réforme de Bâle II, les
difficultés du marché du crédit commercial et le volume des prêts
grandissant stimulé par de faibles taux d'intérêt dans le secteur de la
consommation ont fait que la gestion se concentre davantage sur la façon
de renforcer les capacités de risques de crédit. Ainsi, 61 % des
répondants prévoient un niveau d'investissement élevé ou moyen dans les
12 à 24 prochains mois pour le crédit commercial, et 53 % pour le crédit
à la consommation.

- Les tendances à la délocalisation, la sous-traitance et l'impartition
se mondialisent et amènent de nouveaux défis

Ces nouvelles tendances de stratégie d'entreprise ont amené des défis et
des risques nouveaux dans les profils de risque de l'entreprise. La
complexité des communications complique ce problème lorsque les
entreprises affiliées exploitent dans des pays ayant des cultures, des
géographies et des fuseaux horaires différents. A propos de la
délocalisation, de la sous-traitance et de l'impartition de plusieurs
fonctions corporatives, les personnes interrogées pendant l'étude ont
déclaré que les technologies de l'information et la gestion
d'application étaient les seuls secteurs où la majorité (61 %) utilisait
une solution d'entreprise élargie. A peine moins de la moitié des
répondants utilisent une solution d'entreprise élargie pour les centres
d'appels ou les services administratifs.

- La gestion des risques opérationnels continue de se développer

Selon l'étude, la gestion des risques opérationnels est toujours
considérée comme un secteur relativement nouveau et qui exige beaucoup
comparativement à d'autres disciplines plus établies de gestion des
risques. Le Canada, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud sont
visiblement derrière l'Asie du Pacifique et l'Europe en termes de
progression de programme de GRO. L'étude démontre cependant que le
nombre d'entreprises qui ont établi des programmes de GRO a augmenté
depuis 2002, même si la majorité des répondants ont signalé qu'il
faudrait au moins une amélioration dans la fonctionnalité.

- Les risques du marché et la gestion des actifs et du passif

L'étude indique qu'en terme de risques du marché, plusieurs entreprises
ont ajouté la couverture de types de produits comme les titres adossés à
des créances. Ils utilisent également davantage les techniques avancées
de modélisation comme le risque d'incident et effectuent plus de tests
de tension, ce qui indique qu'ils s'intéressent davantage à l'analyse
actuelle des risques du marché. En ce qui concerne la gestion de l'actif
et du passif, l'étude démontre que les institutions financières tablent
sur les analyses et les méthodes mises en place.

- Système de gestion du risque et technologie

Alors que la technologie de l'information est considérée comme le
principal outil de l'architecture de la gestion des risques, les
répondants font état d'une multitude de défis rencontrés dans
l'élaboration des systèmes de risque adéquats. Plus de la moitié (52 %)
a mentionné un manque d'intégration des systèmes comme une préoccupation
majeure et 42 % comme une préoccupation mineure. Le manque de
flexibilité et de données chiffrables ainsi que les problèmes de
performance étaient également mentionnés comme d'importants défis.
Améliorer les capacités des systèmes liés à la réglementation et mettre
en place des systèmes de gestion des risques opérationnels et des
systèmes avancés de risque de crédit étaient les trois grandes priorités
mentionnées par les répondants concernant le secteur du développement de
système et de la technologie.

Pour consulter l'étude (disponible en anglais seulement), visiter :
www.deloitte.ca

A propos de l'étude " Sondage mondial 2004 sur la gestion des risques "

Cette quatrième étude semestrielle de Deloitte sert de référence
mondiale pour la gestion du risque dans les entreprises de services
financiers et contient les réponses de 162 institutions financières
réparties sur six continents dont les actifs totalisent près de 19
billions de dollars. L'échantillon de l'étude comprend des réponses
d'institutions provenant de 12 secteurs de services financiers dans
quatre catégories : les services bancaires d'investissement et services
connexes, les services bancaires commerciaux, les services financiers
intégrés, et la banque de détail. Les institutions interrogées ont
répondu à des questions qui abordent l'étendue des aspects de la gestion
des risques des institutions financières, dont : la gouvernance du
risque, le capital économique et réglementaire, la gestion des risques
de l'entreprise, la gestion des risques de crédit, la gestion des
risques du marché ainsi que des risques de l'actif et du passif, la
gestion des risques opérationnels, les systèmes et technologie de risque
et les solutions d'entreprise élargie. Pour obtenir plus de
renseignements sur le groupe de services financiers Deloitte, visitez
www.deloitte.ca.

A propos de Deloitte

Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus
importants au Canada, offre des services dans les domaines de la
certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils
financiers grâce à un effectif de plus de 6 100 personnes réparties dans
47 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation
Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Le Cabinet est déterminé à
aider ses clients et ses gens à exceller. Deloitte est le cabinet membre
canadien de Deloitte Touche Tohmatsu. La marque Deloitte représente une
ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu, une Verein suisse, ses
cabinets membres ainsi que leurs filiales et sociétés affiliées
respectives. Deloitte Touche Tohmatsu est une Verein (association)
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entité juridique distincte et indépendante exerçant ses activités sous
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non par la Verein Deloitte Touche Tohmatsu.


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Renseignements

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