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Université Carleton



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12 déc. 2012 05h00 HE

Une étude de l'Université Carleton révèle les progrès inégaux des cadres féminins au Canada

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 12 déc. 2012) - Le Centre for Women in Politics and Public Leadership de l'Université Carleton a publié aujourd'hui une vaste étude comparative qui souligne la progression inégale des femmes leaders au Canada et les difficultés qu'elles doivent surmonter pour obtenir la parité dans les secteurs privé, public et sans but lucratif.

Selon ce rapport, qui a été compilé en collaboration avec Deloitte et rédigé par Pauline Rankin et Jennifer Stewart, professeures à l'Université Carleton, les femmes occupaient seulement 29 % des postes de cadre supérieur au Canada en 2011, même si elles constituaient 47 % de la main-d'œuvre. Ce pourcentage représente une hausse de seulement 6 % depuis 1987. Il existe par ailleurs des variations importantes selon les divers secteurs d'activité; les données concernant les secteurs de l'énergie, du commerce de détail et de gros et de la fabrication sont bien inférieures à la moyenne. Si le rythme du changement demeure constant, seulement 37 % des postes de cadre supérieur seront détenus par des femmes en 2035.

Le rapport se fonde sur des travaux de recherche qui ont révélé que les femmes étaient sous-représentées au niveau de la haute direction dans des secteurs pris isolément. Il fait état de tendances persistantes et de domaines où les stratégies visant à réduire l'écart entre les sexes ont plafonné.

« En fait, peu d'organisations adoptent vraiment des plans d'action cohésifs pour remédier au problème de la sous-représentation des femmes aux postes de direction, explique Clare Beckton, directrice générale du centre Carleton. On risque de perdre du terrain dans certains domaines si cette question n'est pas réglée de manière intégrale. »

« Les femmes apportent une contribution non négligeable sur le marché du travail, car elles possèdent des compétences précieuses requises pour les postes de direction, ajoute Jane Allen, associée et chef de la diversité, Deloitte. Bien qu'il soit encourageant de voir que les femmes continuent de réaliser des gains modestes en ce qui a trait à l'accès aux postes de direction, nous ne pouvons plus tolérer cette progression au ralenti. Les entreprises doivent encourager le leadership des femmes si elles veulent connaître le succès dans les années qui viennent. »

Le rapport indique que les femmes ne réalisent pas d'avancées uniformes vers l'égalité totale en ce qui a trait aux postes de direction; il y a plutôt des fluctuations et des plateaux. Les femmes réussissent mieux dans les secteurs public et sans but lucratif que dans le secteur privé.

Dans le secteur privé, les femmes occupaient seulement 26 % des postes de haute direction en 2011. Elles détenaient 43 % des postes de haute direction dans l'administration publique, soit une hausse de 35 % par rapport à 1987. Un tiers des juges sont des femmes. Dans le secteur des organismes sans but lucratif et caritatifs, les femmes occupent 40 % des postes de chef de direction.

Voici quelques autres conclusions :

Les femmes sont sous-représentées dans les postes de direction même dans les secteurs où elles forment un pourcentage important des cadres intermédiaires et où elles possèdent une meilleure formation scolaire.

La définition du bon leadership a changé, mais cela n'a pas amené de changements significatifs pour ce qui est des attentes à l'endroit des dirigeants féminins.

L'accession des femmes de milieu minoritaire à des postes de direction demande une attention spéciale.

Il existe d'importantes lacunes en matière de données disponibles sur les leaders féminins dans certains domaines.

Il existe aussi des différences générationnelles en ce qui concerne le travail et le leadership qui exigent une certaine attention.

Les recommandations comprennent l'appui au partage des responsabilités entre les femmes et les hommes pour tous les aspects des tâches familiales, et des initiatives sectorielles sont mises en œuvre pour cibler les inégalités liées à l'accès des femmes aux postes de direction.

Le rapport complet est accessible à http://www2.carleton.ca/cwppl/.

Le mois dernier, le centre Carleton a publié un rapport qui s'intéressait plus particulièrement aux femmes dans le secteur minier. Le rapport concluait que malgré l'imminence d'une pénurie de main-d'œuvre et le nombre croissant de diplômées universitaires des programmes de génie et de technologies, les femmes restent sous-représentées dans toutes les catégories d'emploi du secteur, qu'il s'agisse de postes au niveau d'entrée ou de postes de dirigeants.

À propos du Centre for Women in Politics and Public Leadership de l'Université Carleton

Le centre fait la promotion d'une représentation équitable des femmes dans les institutions démocratiques à tous les paliers gouvernementaux et dans tous les postes de direction au sein des secteurs public, privé et sans but lucratif. Ce centre non partisan travaille à renforcer le leadership public en offrant des activités de formation et de perfectionnement ainsi que des occasions de dialogue et de recherche. Le centre collabore avec divers partenaires afin d'accroître l'influence et le leadership des femmes dans la vie publique, au Canada et à l'échelle internationale.

À propos de Deloitte

Deloitte, l'un des cabinets de services professionnels les plus importants au Canada, offre des services dans les domaines de la certification, de la fiscalité, de la consultation et des conseils financiers grâce à un effectif de plus de 8 000 personnes réparties dans 56 bureaux. Au Québec, Deloitte exerce ses activités sous l'appellation Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l. Deloitte & Touche s.r.l., société à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l'Ontario, est le cabinet membre canadien de Deloitte Touche Tohmatsu Limited. Deloitte désigne une ou plusieurs entités de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, société fermée à responsabilité limitée par garanties du Royaume-Uni, ainsi que son réseau de cabinets membres dont chacun constitue une entité juridique distincte et indépendante. Pour obtenir une description détaillée de la structure juridique de Deloitte Touche Tohmatsu Limited et de ses sociétés membres, voir http://www.deloitte.com/ca/apropos.

À propos des auteures

Pauline Rankin est doyenne associée de la Faculté des arts et des sciences sociales de l'Université Carleton, où elle est déléguée à l'École d'études canadiennes. Ses recherches portent sur divers aspects des rapports hommes-femmes en politique, notamment la relation entre les mouvements féministes et l'État, le féminisme d'État et l'intégration des questions d'égalité entre les sexes.

Jennifer Stewart est professeure agrégée à l'École de politique et d'administration publique de l'Université Carleton. Ses recherches portent sur les facteurs déterminants pour la santé des femmes et des enfants.

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