Institut professionnel de la fonction publique du Canada

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28 juil. 2011 10h56 HE

Une scientifique canadienne bâillonnée par le Conseil privé

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 28 juillet 2011) - L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada estime que le Conseil privé ne devrait pas « bâillonner » les scientifiques de haut niveau de la fonction publique du Canada.

Or, le Conseil privé a interdit à Mme Kristi Miller de parler aux médias de ses récents travaux de recherche génétique sur les saumons. Comme Mme Miller est employée par le gouvernement fédéral, ses travaux de recherches sont financés par les contribuables canadiens et ont une incidence directe sur l'industrie de la pêche de la côte. Les conclusions de ses recherches sont utiles pour comprendre l'évolution de la population de saumons dans la rivière Fraser, en Colombie-Britannique. Il est bien pratique de prétexter que l'accès à cette information pourrait nuire aux travaux de la Commission Cohen pour tenir les médias à distance.

« Le gouvernement doit arrêter de contrôler l'information et de saper l'autorité des scientifiques de la fonction publique du Canada. Qu'a fait le gouvernement Harper de son vœu de transparence? », s'interroge Gary Corbett, président de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada. « En interdisant l'accès à cette information, le gouvernement prive les milieux scientifiques canadien et international de découvertes importantes. Les Canadiens ont le droit de connaître les conclusions des recherches qu'ils financent à même leurs impôts. Les découvertes et les bienfaits de la recherche scientifique et médicale devraient être communiqués à tous les Canadiens afin de favoriser la sensibilisation à une politique publique engagée, le débat sur la question et l'élaboration d'une telle politique. Les scientifiques canadiens doivent être autorisés à publier leurs travaux dans des revues de renommée internationale afin de favoriser le progrès dans la société grâce à l'examen de leurs conclusions et à l'évaluation de celles-ci par les autres scientifiques.

L'incident signalé ici illustre avec quel acharnement alarmant le gouvernement Harper s'emploie à discréditer la recherche fondée sur les preuves et sa propension à régenter notre pays et à contrôler ses citoyens. L'accès des médias et du public aux scientifiques fédéraux s'est politisé, rendant ainsi les médias grand public incapables de communiquer efficacement des nouvelles scientifiques importantes aux Canadiens.

« Ce dernier affront – d'une longue série – fait aux scientifiques, qui vouent leur vie à la recherche et à la communication de découvertes pour le bien collectif, devrait inquiéter les Canadiens », précise Gary Corbett.

Au cours de la dernière année, les médias ont signalé que des ministères fédéraux à vocation scientifique importants, tels que Ressources naturelles Canada et Environnement Canada, ont instauré de nouvelles politiques en matière de communication qui empêche le gouvernement de communiquer sans délai de l'information scientifique pertinente indépendante. Pourtant, les Canadiens ont constamment besoin d'information scientifique précise pour prendre des décisions éclairées dans leur vie quotidienne : ils veulent savoir quels produits acheter, quels aliments manger, quels médicaments prendre et même comment planifier leurs voyages.

L'Institut est le syndicat qui représente les scientifiques fédéraux, dont le travail a une incidence sur la vie quotidienne des Canadiens. Il compte 60 000 membres, dont 23 000 professionnels qui offrent, parmi divers produits de la connaissance, des services de recherches scientifiques, d'évaluation et de conseils pour l'élaboration de politiques judicieuses.

Renseignements

  • Chantal Lecours
    613-228-6310, poste 2229
    (613) 864-4368 (cell)