Journal de Montréal

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24 juil. 2009 13h11 HE

Violation délibérée d'une ordonnance de la Cour supérieure afin d'intimider les cadres du Journal de Montréal

MONTREAL, QUEBEC--(Marketwire - 24 juillet 2009) - La direction du Journal de Montréal déplore les gestes illégaux et répréhensibles perpétrés mercredi dernier par le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM) - affilié à la CSN, en violation de l'ordonnance de la Cour supérieure émise le 26 juin dernier par l'Honorable Michel A. Caron. Le juge ordonnait aux membres du STIJM de ne pas se retrouver sur la propriété du Journal. Cette ordonnance faisait suite à des incidents malheureux visant, entre autres, les cadres du Journal.

Ce matin, la Cour supérieure a émis une ordonnance enjoignant huit individus de comparaître pour répondre à une accusation d'outrage au tribunal. D'autres ordonnances de se présenter en cour pourront être émises ultérieurement.

Dans une société démocratique dont un des fondements est le respect des lois, la direction du Journal n'a d'autre choix que d'entreprendre les recours appropriés et de poursuivre son enquête afin de recueillir tous les faits.

En défiant sciemment les conditions édictées par le tribunal quant aux manifestations autorisées, le syndicat s'est placé dans une situation qu'il est impossible de cautionner dans un état de droit. Nul ne peut ainsi bafouer les règles et se placer au-dessus des lois au nom de ses propres intérêts. Alors que les ténors syndicaux persistent à accuser Quebecor d'enfreindre les lois, il est tentant de questionner la teneur du respect qu'a la partie syndicale envers nos institutions. En effet, non contente de questionner ouvertement le bien-fondé de tous les jugements rendus qui la désavantagent, elle viole désormais délibérément des ordonnances mises en place pour endiguer ses excès.

Par ailleurs, cette entrave à la loi semble trahir chez le syndicat une volonté d'affrontement qui contredit le discours conciliant véhiculé par ce dernier dans les médias d'information. L'intimidation à laquelle se livrent le STIJM et ses membres à l'endroit des cadres du Journal ne peut laisser présager de manière crédible et sensée une véritable détermination à retourner travailler en équipe avec ces mêmes individus.

Tout en prétendant vouloir négocier, le syndicat fait état depuis l'automne 2008 de la richesse de son fonds de grève, fonds qui lui permettrait de s'opposer systématiquement à une réorganisation nécessaire et d'alimenter un conflit des années durant.

Malgré les tentatives syndicales de personnaliser ce conflit, la réalité demeure que le Journal de Montréal fait face, comme toute l'industrie de la presse écrite, à une crise sans précédent qui n'épargne personne. Tant que la partie syndicale continuera de prétendre que le Journal fait figure d'exception au Canada et qu'il est hors d'atteinte d'un phénomène qui frappe tout l'Occident, la direction du Journal craint qu'aucune négociation constructive ne puisse avoir lieu.

Bien qu'il puisse paraître inévitable de verser dans la nostalgie des 30 dernières années au cours desquelles l'entreprise et ses employés ont bénéficié de conditions fastes et généreuses, force est d'admettre que cette époque est désormais bel et bien révolue. La nouvelle réalité de marché est plus sombre et comporte des défis de taille. Des changements structurels sont inévitables pour assurer la pérennité de l'entreprise.

Or, la convention collective du STIJM est non seulement l'une des plus généreuses en Amérique du Nord, mais elle est aussi une des plus rigides qui soit. Contrairement aux conventions collectives qu'on retrouve dans son industrie, celle du STIJM ne permet aucune mise à pied, même dans des secteurs où les revenus et les activités sont en chute libre, comme par exemple celui des petites annonces. De nombreuses autres entreprises médiatiques au Québec et au Canada ont d'ailleurs pu procéder à des mises à pied au cours des derniers mois car leurs contrats de travail leur permettaient de s'adapter à la réalité du marché.

Contrairement à ce que des porte-parole syndicaux ont pu alléguer publiquement, le Journal de Montréal a offert aux membres de son personnel touchés par les inévitables coupures des indemnités pouvant aller jusqu'à 18 mois de salaire, en plus du support à la relocalisation, faisant ainsi preuve d'un respect indéniable à l'égard de ses employés. Prétendre le contraire et nier, encore à ce jour, la nécessité de tels départs ne fait guère avancer les choses.

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